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Présentation du Vison d'Europe |
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Habitat
/ Reproduction
/ Régime
alimentaire / Répartition
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L'habitat
du Vison d'Europe
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| Le
Ciron - Christian Maizeret |
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Bien
qu'il passe la plupart de son temps sur la terre ferme,
le Vison d'Europe évolue presque exclusivement à
proximité de l'eau. C'est pourquoi on le qualifie
souvent d'animal semi-aquatique.
Il
se rencontre sur les rivières petites et moyennes,
le long desquelles il exploite tous les types de zones humides,
y compris dans les agrosystèmes très artificialisés.
Il utilise les cours d'eau forestiers, les boisements inondables,
les marais, les prairies humides et les ruisseaux traversant
les zones agricoles. |
| Les
exigences du Vison d'Europe en matière d'habitat
sont essentiellement de disposer de milieux aquatiques fortement
productifs (marais, plans d'eau peu profonds, cours d'eau
lents) et d'une superficie au moins équivalente à
celle des domaines vitaux, qui peuvent s'étendre
sur 2 à 13 kilomètres de cours d'eau. La présence
d'une mosaïque de différents types de milieux
humides est un atout important puisqu'elle assure une plus
grande diversité des proies et qu'elle augmente la
probabilité de trouver des ressources suffisantes
à chacune des périodes de l'année.
Le degré d'inondation du milieu est un critère
dominant pour le choix des habitats. |
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Marais
ouvert - Christian Maizeret
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En
période de repos, le Vison d'Europe utilise des
gîtes situés à même le sol,
à l'abri d'une végétation dense constituée
le plus souvent de grosses touffes de carex ou de molinie,
mais aussi de ronces. Les gîtes peuvent aussi se
trouver entre les racines d'un arbre, dans un terrier,
sous une souche d'arbre recépé, sous un
tas de bois... toujours à proximité d'une
zone d'eau libre. Le Vison d'Europe ne creuse pratiquement
pas de terrier lui même et préfère
utiliser toutes les cavités à sa disposition,
y compris d'anciens terriers de ragondin.
| Gîte
de Vison d'Europe dans une touffe de carex - Pascal
Fournier |
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La
reproduction du Vison d'Europe
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| Vison
d'Europe - Pascal Fournier |
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Comme
beaucoup de mustélidés, les visons d'Europe
sont des animaux territoriaux ; les sexes vivent séparés
la plus grande partie de l'année. Les mâles
et les femelles ne se rapprochent qu'au moment de l'accouplement
qui se déroule essentiellement en janvier-février.
La durée de la gestation varie de 35 à 72
jours, par un phénomène d'ovo-implantation
différée. Les naissances ont lieu de mars
à juin. Il n'y a qu'une seule portée par an,
de 2 à 7 petits. Les jeunes sont allaités
pendant une dizaine de semaines et se séparent de
la mère à la fin de l'été. Ils
deviendront mâtures sexuellement vers l'âge
de un an. |
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Le
régime alimentaire du Vison d'Europe
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Vison
d'Europe - Pascal Fournier |
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Le
Vison d'Europe est un prédateur généraliste
et relativement oportuniste. Il chasse essentiellement à
l'affut en attendant, dissimulé dans la végétation,
que sa proie passe à proximité.
Le
Vison d'Europe n'a pas des capacités prédatrices
très performantes. Il lui faut donc des proies faciles
à capturer et abondantes toute l'année. Les
milieux marécageux qui ont une productivité
importante lui procurent la nourriture dont il a besoin. |
Une
étude du régime alimentaire a été
réalisée à partir de l'analyse d'excréments
de visons d'Europe recueillis dans les gîtes d'animaux
suivis par radio-pistage.
Elle montre que le régime alimentaire du Vison d'Europe
est dominé par quatre grands types de proies assez
fortement liés à l'élément aquatique
:
- amphibiens
(grenouilles, crapauds...)
- petits
mammifères (rats, rats musqués, campagnols,
mulots...)
- poissons
- oiseaux
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Grenouilles
- Pascal Fournier
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La
répartition du Vison d'Europe
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En Europe, l'aire maximale de répartition englobait autrefois
la quasi totalité de la plaine germano-baltique et son prolongement
jusqu'à l'Oural, ainsi que le pourtour de la mer Noire et
tout le bassin du Danube.
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Répartition
du Vison d'Europe :
(historique : jaune / actuelle : orange) |
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Cette
large distribution s'est considérablement réduite
au cours du XXème siècle, fractionnant la
population en de nombreux îlots, distants les uns
des autres de plusieurs centaines, voire miliers de kilomètres,
dont certains sont en régression rapide. On distingue
deux populations principales : le noyau oriental, de la
Baltique à la mer Noire, jusqu'à l'Oural,
et le noyau occidental, dans le sud-ouest de la France et
le nord-ouest de l'Espagne.
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En
France, c'est au début du XXème siècle
que le Vison d'Europe était le plus largement répandu,
il se rencontrait alors dans 38 départements. L'aire
de répartition nationale se réduit ensuite
dramatiquement. L'espèce disparaît progressivement
des Pays de la Loire et du Centre dans les années
70, puis de Bretagne, Vendée et des Deux-Sèvres
dans les années 80.
Le
déclin drastique du Vison d'Europe a été
confirmé par le programme national d'étude
de la répartition qui a été mené
de 1991 à 1997. Les campagnes de capture organisées
dans 17 départements de la façade atlantique
ont mis en évidence une aire de répartition
limitée à la Charente, la Charente-Maritime,
la Dordogne, la Gironde, le Lot-et-Garonne, les Landes et
les Pyrénées-Atlantiques.
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Répartition
du Vison d'Europe en France :
(1980 : vert + jaune / 1997 : jaune)
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