Lynx par Skeeze de Pixabay
Lynx par Skeeze de Pixabay

Le Lynx boréal

La SFEPM travaille depuis 2 ans maintenant sur le Lynx boréal. Elle a rédigé en août 2019 des propositions à mettre en œuvre par l’État dans le cadre d’un PNA.

Le Lynx boréal a été classé « En danger » sur la liste rouge nationale des mammifères de France métropolitaine, tant en 2009 qu’en 2017, son état de conservation ne s’étant pas amélioré durant cet intervalle de temps. En 2018, l’Unité mixte de service « PatriNat » (AFB-MNHN-CNRS) a actualisé la liste des espèces prioritaires pour l’action publique en France, inscrivant le Lynx parmi les espèces prioritaires et corrigeant la tendance de la population française du félin, la faisant passer de « augmentation » (indication mentionnée sur le site de l’INPN et relative uniquement au massif jurassien) à « diminution » (évolution portant sur l’ensemble de l’aire de répartition métropolitaine de l’espèce).

Conscient de l’importance du Lynx pour la France, ainsi que de son état de conservation défavorable, le WWF France a souhaité s’engager dans une démarche d’élaboration et de rédaction d’un plan d’actions en faveur de l’espèce. Suite à un appel d’offres lancé le 03/10/2017, la rédaction de ce document a été confiée à la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM).

Le document qui suit a été rédigé sous la forme d’un plan « associatif » dit « pour la conservation du Lynx boréal » (document réalisée par Marine Drouilly, pour la SFEPM (WWf, SFEPM - 2019)).
Dans ce document, la synthèse des connaissances n’a pas pour but d’être exhaustive, mais plutôt d’apporter suffisamment d’informations pour comprendre la situation actuelle du Lynx boréal en France. Elle s’appuie en partie sur la synthèse des connaissances rédigée dans le cadre du Programme Lynx Massif des Vosges (PLMV, plan d’actions régional), à l’occasion de la collaboration établie en 2018 entre la SFEPM et le CROC pour une bonne articulation des deux plans d'actions.

 

L’objectif des actions du PNCL est de recréer à terme une population viable sur l’ensemble de l’aire de répartition potentielle (aire de présence du XVIe siècle actualisée et relativisée au vu des contraintes géographiques, de l’évolution de l’aménagement du territoire et des logiques d’acteurs d’aujourd’hui) même si, pour des raisons d’efficience à court terme, les actions proposées concerneront uniquement les massifs jurassien, du nord des Alpes et vosgien où une métapopulation viable de l’espèce peut être envisagée à moyen terme. Une fois des avancées obtenues dans ces massifs, des annexes spécifiques aux autres régions (Pyrénées, Massif central notamment, où la présence de l’espèce n’est pas officiellement avérée aujourd’hui) pourront être ajoutées.

Télécharcher le document (10,5 Mo)

Télécharcher la plaquette résumée du plan (24 Mo)

Dans la continuité de nos actions en cours en faveur du Lynx boréal, nous venons de faire paraître une lettre d'actualités concernant l'espèce.
Elle s'intitule "Lynx boréal, nouvelles d'ici et d'ailleurs".

Télécharcher le document (3 Mo) - n°1 - février 2020

Lettre d'actualités "Lynx boréal, nouvelles d'ici et d'ailleurs"- n°1
Lettre d'actualités "Lynx boréal, nouvelles d'ici et d'ailleurs"- n°1

Le Putois d'Europe

Le Putois d’Europe (Mustela putorius Linnaeus, 1758) est un petit carnivore indigène en France. Ses effectifs ont fortement chuté au cours du XXe siècle, dans le pays comme ailleurs en Europe. Parmi les nombreuses causes identifiées, les principales semblent être les pratiques d’élimination directe et la perte d’habitat. Bien que suscitant des inquiétudes, l’état de conservation de l’espèce en France était peu documenté jusqu’alors.

La SFEPM, avec la contribution de ses partenaires associatifs, a réalisé une synthèse inédite mettant en évidence la situation préoccupante dans laquelle se trouvent les populations de Putois en France. L'état de conservation de l'espèce apparaît mauvais et les menaces sont croissantes. Pourtant, le Putois est encore "susceptible d'être classé nuisible" (terme remplacé depuis 2016 par "susceptible d'occasionner des dégâts"). Ceci n'est justifié, ni écologiquement, ni en termes de dommages aux activités humaines. La SFEPM demande le retrait de ce classement et la protection réglementaire de l'espèce.

Télécharger la synthèse "Protéger le Putois d'Europe"

Loup
Image par Alexas_Fotos de Pixabay

Le Loup

Après avoir disparu de notre pays au début du 20e siècle suite à sa destruction par l’Homme, le Loup est de retour depuis le début des années 1990. L’espèce est revenue de façon naturelle à partir de l’Italie où elle n’avait jamais été éliminée.En France aujourd’hui, les loups sont essentiellement présents dans le sud-est, et de façon beaucoup plus sporadique et très rare dans les Pyrénées, le Massif Central et le nord-est. La dynamique de ses populations est positive, mais la recolonisation de l’espèce se fait encore difficilement au-delà de l’arc alpin.

Le retour du Loup se heurte au rejet de syndicats agricoles, engendrant des conflits permanents depuis une vingtaine d’années. En réponse, la politique mise en œuvre par les pouvoirs publics mêle une protection réglementaire réelle mais minimale, un encouragement des tirs de loups par la multiplication des dérogations et l’augmentation du soutien financier aux éleveurs.

La SFEPM diffuse, à travers ses bulletins, une information sur l’actualité du dossier Loup. Notre association promeut la coexistence entre le Loup et les activités humaines et s’oppose à une politique des tirs qui est inadaptée dans la mesure où elle ne favorise pas l’adaptation des pratiques pastorales à la présence des prédateurs.

La SFEPM fait partie de CAP Loup, le Collectif des Associations pour la Protection du Loup en France.

CAP Loup

Télécharger la plaquette "Loup, pour en finir avec les contre-vérités sur le pastoralisme et sur la chasse"

Le Vison d'Europe

Ce mustélidé figure parmi les espèces les plus menacées de notre faune. Après avoir occupé une quarantaine de départements au début du XXe siècle, l'espèce n'est présente aujourd'hui qu'en Aquitaine et dans le sud de la région Poitou-Charentes. Cette régression se poursuit tandis que les effectifs déclinent. Des mesures concrètes de conservation doivent être prises rapidement pour espérer sauver la population.

Télécharger le document présentant cette espèce et relatant les travaux effectués notamment par la SFEPM

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